LES CHATS D’HIREL

ou chronique d’un sauvetage réussi

Un appel au secours en début d’année et c’est 6 mois de rebondissements faits de doute, de peur, de tristesse pour l’ADPK.

JANVIER 2013 :

Une trentaine de chats errants dans un petit hameau breton et trop peu de personnes qui s’en soucient…sauf une jeune femme, en vacances dans le coin. Elle remue ciel et terre pour aider ces pauvres malheureux qui sont mal en point. Mais seule, elle n’avance pas et est démoralisée. Son appel arrive enfin jusqu’à nous. Que faire ? Par quoi commencer… Un point de situation sur place est nécessaire. Après enquête, il s’avère que ces petits félins appartenaient à un couple dont l’épouse est décédée. Nourris mais non stérilisés, ils se sont multipliés et sont devenus gênants, errant aussi bien dans les jardins que dans la rue. Une visite aux riverains s’impose donc ; il faut qu’ils nous aident.  Des portes qui se ferment, des sourires qui se crispent,  des non-dits… Et une grande déception pour celles qui ont fait des kilomètres pour venir apporter un peu de réconfort à ces pauvres malheureux, qui ne réclament, pour certains, qu’un peu d’amour et quelques croquettes.

p1100415

Les chats sont squelettiques, affamés, ils souffrent de l’hiver qui n’en finit pas et rien n’avance. De notre côté, nous devons attendre le bon vouloir d’une municipalité qui a « d’autres chats à fouetter ». La situation n’est pas claire, les chats sont nombreux et nous ne pouvons savoir s’ils appartiennent tous à des particuliers ou non. Bref, nous ne pouvons rien faire sans le consentement des élus et on nous le fait bien savoir. Pendant ce temps, des chats disparaissent mystérieusement ou sont retrouvés …morts. Les femelles sont épuisées par les gestations, les cadavres des petits sont découverts dans des buses et des mâles, eux viennent mourir près des résidences secondaires. Nous sommes anéantis.

Les associations qui s’étaient avancées pour donner un coup de main se rétractent et l’ADPK se retrouve bien seule pour lutter. Pourtant, des bénévoles se mobilisent, des donateurs nous rejoignent et alors l’espoir est permis. Oui, il faut que nous sauvions ces chats, coûte que coûte.

Malgré une partie de  la population malveillante qui continue à les empoisonner, malgré certains malfaisants qui, par pure bêtise, nous empêchent de diffuser nos appels à l’aide. Mais  nous voulons croire en ce sauvetage.

Puis un jour, tout s’accélère. Le feu vert est donné, alors tout va très vite ; les trappages se font par deux, par quatre, grâce à deux bénévoles particulièrement assidues. Beaucoup de généreuses personnes nous rejoignent également et nous permettent de faire soigner les petites créatures faméliques que nous recueillons. Ils sont couverts de teigne, poux broyeurs, tiques…

dscn1111

Tout ne fait alors que commencer pour cette poignée de rescapés. L’association Chats bottés récupère trois chatons et nous prenons en charge les autres.  Ils retrouvent la dignité qui leur a été volée, et l’amour que certains ont peut-être connu jadis. Ils recouvrent progressivement la santé et surtout ils échappent à l’indifférence de l’anonymat : Ils s’appellent CACHOU, IRIS, FURAX, MAXOU, MINICOLINE, MINUIT, MYRTY, SIKKIM, VIRGULE, ZEPHIR…

Ce sauvetage a été possible grâce à la mobilisation de tous. Chaque action, aussi discrète soit-elle a contribué à sortir ces pauvres malheureux de leur enfer. Merci à vous !!! Mais nous n’oublierons jamais tous ceux qui ont été tués là-bas, par la cruauté, la bêtise et l’indifférence des habitants.

JUIN 2013 : Aujourd’hui, chacun d’eux est à réserver ; aucun n’est encore adoptable. Avant de pouvoir rejoindre une famille définitive,  ils doivent être soignés et sociabilisés. Vous pouvez néanmoins déjà faire la connaissance de  certains d’entre eux dans notre rubrique « Chats à l’adoption« .

Mais en attendant, si vous souhaitez faire quelque chose pour eux, n’hésitez pas à les parrainer! Vous les retrouverez sur notre forum en cliquant ICI.

ILS ONT BESOIN DE VOUS !!!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités